( 30 juin, 2016 )

Les collemboles et la formation de l’humus.

Quelles actions ont les collemboles sur la formation de l’humus?

Ces actions s’articulent autour de la décomposition des boulettes fécales et du corps des collemboles ainsi que de l’action mécanique sur les débris végétaux. Les spécialistes nous indiquent qu’en dépit de leur faible biomasse, les collemboles influencent de façon importante les structures de certains sols. Les nombreuses matières fécales sont décomposées par les microbes, et libèrent des produits nutritifs qui bénéficient aux racines des plantes. L’autre aspect, c’est l’action mécanique. Le collembole va dégrader la surface des substrats sur lesquelles il se nourrit, comme on l’observe chez Sminthurus viridis et les feuilles de trèfle.

 Sur mes stations, l’importance des populations de Dicyrtomina par exemple se divise ainsi :

- population maximale en automne.

- population en baisse en hiver (suivant les conditions climatiques).

- diminution progressive jusqu’à la disparition totale des populations au printemps.

Sminthurus viridis 05V16187Sminthurus viridis 08V1630

( 30 juin, 2016 )

Grèbe huppé Podiceps cristatus.

P. cristatus F

( 30 juin, 2016 )

Bergeronnette grise Motacilla alba.

M. alba F

( 30 juin, 2016 )

Hirondelle rustique Hirundo rustica.

H. rustica

( 20 juin, 2016 )

What Would Happen If Humans Disappeared?

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( 15 juin, 2016 )

Collembola-musculature de la furca.


Le 14 juin 2016, les conditions climatiques étaient presque favorables aux Dicyrtomidae. En effet, l’humidité importante et la température se rapprochaient de celles de l’automne. Ma dernière observation de Dicyrtomina remontait au 22 avril 2016. Je me rendis donc sur la station qui me semblait réunir les meilleures garanties pour l’observation de ces collemboles. Celle-ci était située au pied d’un talus toujours ombragé, couvert d’un tapis de feuilles. Deux individus m’attendaient ! Malheureusement, je perdis rapidement l’un d’entre eux, alors je me concentrais sur l’observation de l’autre, qui se nourrissait énergiquement sur une feuille humide. Soudain, le collembole stoppa sa recherche alimentaire, et j’aperçus que sa furca effectuait de petits mouvements. A un moment, le mucron touchait presque la surface du substrat, et à un autre, il collait au tube ventral. Le Dicyrtomina semblait contrôler la musculature dédiée à la furca. Les trois photos de ce Dicyrtomina qui montrent l’amplitude des déplacements de l’appendice, ont été prises à la suite. Avec cette information, reste à savoir comment fonctionne précisément le rétinacle, le point d’encrage de la furca ?

muscles furca 14VI16137

( 8 juin, 2016 )

Collembola-un point sur le tube ventral (Dicyrtomina).

L’observation du fonctionnement des vésicules extensibles des symphypléones Dicyrtomina est toujours un événement incroyable. Quelles fonctions ont ces vésicules extensibles, mobiles et longues (elles peuvent atteindre deux fois la longueur du corps) déployées du tube ventral ou collophore ?

Appendice collant, permettant d’adhérer au substrat. Ces longs tubes sont très probablement enduits d’une sécrétion collante provenant, soit du tube ventral lui même, soit des glandes céphaliques.

Organe d’absorption d’eau, Le Dicyrtomina passe ses vésicules extensibles sur son abdomen,mais aussi au sol, pour peut-être y récupérer l’humidité, et il arrive même qu’elles restent collées plusieurs minutes sur ceux-ci. On le voit également les déployer une fraction de seconde, dans l’air, et parfois à plusieurs reprises.

Certains, pensent également qu’elles pourraient servir pour l’auto-redressement du collembole, après un saut.

En ce qui concerne le tube ventral proprement dit, il est rattaché au premier segment abdominal. C’est un organe extrêmement important dans l’équilibre des fluides. L’urine qui est sécrétée par les glandes de la tête, passe par capillarité le long d’une rainure ventrale, que l’on nomme linae ventralis, jusqu’au tube ventral. Les composants du liquide y seront réabsorbés par celui-ci, lors d’un processus encore mal connu.

Au cours des recherches sur le tube ventral dans la littérature, une petite phrase m’a interpellée, la voici : « ce liquide peut également être utilisé pour le toilettage ». Dans les observations de terrain, on note que le Dicyrtomina récupère une goutte de fluide corporel au niveau de ses pièces buccales, qu’il la dépose sur une griffe d’une patte, et l’utilise pour le toilettage de ses antennes. N’y aurait-il pas un rapport entre ce qui est indiqué dans cette phrase et les observations du comportement de toilettage vu sur le terrain ? Si c’est le cas, on connaîtrait l’origine de la goutte, même si sa nature exacte reste partiellement inconnue.

Le processus d’excrétion des collemboles est diffèrent de la plupart des insectes, pour la bonne et simple raison, que chez les collemboles, les tubes de Malpighi n’existent pas. Il semble que l’intestin moyen et le corps gras stockent l’excrétion azotée. La linea ventralis et le tube ventral auraient pour rôle d’extraire les substances et produits toxiques de l’urine, pouvant conduire au déséquilibre de l’hémocèle. L’association de l’urine et d’éléments consistants sera expulsé sous forme d’excréments par l’anus, souvent nombreux, comme nous pouvons l’observer sur le terrain. Donc, le tube ventral est un organe excréteur et le siège des vésicules extensibles.

En supposant que la goutte utilisée pour le toilettage est du liquide « non filtré », celle-ci contientrait encore des toxines, peut-être un atout pour le nettoyage des antennes. On sait qu’après en avoir fait usage, la goutte sera absorbée et intégrera le processus d’excrétion.

Tube ventral 2

( 1 juin, 2016 )

Tarin des aulnes Carduelis spinus.

C. spinus

( 1 juin, 2016 )

Canard colvert Anas platyrhynchos.

A. platyrhynchos

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