( 7 février, 2017 )

Collembola-TV et bulle ou goutte.

Première observation de l’apparition d’une goutte ou bulle, provenant du tube ventral (collophore), du collembole entomobryomorphe, Orchesella villosa. Détails de l’observation. Prospection dans un tapis de feuilles à l’intérieur d’un fossé, le 6 février 2017. Je découvre un Orchesella villosa bloqué dans les fils d’une toile d’araignée, par ses soies, du dernier segment abdominal. A plusieurs reprises, il tente de se dégager en utilisant sa furca (il finira par réussir). Puis, progressivement, une bulle ou goutte apparaît au bout du collophore. Après quelques secondes, celle-ci est réabsorbée par l’organe. Cette observation confirme bien que le tube ventral est capable d’absorber et d’émettre du liquide.   

Milieu 06II1735Orchesella villosa 06II1713Orchesella villosa 06II1717Orchesella villosa 06II1722

( 15 janvier, 2017 )

La vie avant les dinosaures (Espace des sciences).

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( 7 janvier, 2017 )

Collembola-fonctions des vésicules extensibles du TV (décembre 2016).

 Nous avons aujourd’hui quelques idées concernant les fonctions attribuées au tube ventral (collophore) et aux vésicules extensibles projetées de celui-ci. Le 20 décembre 2016, il m’aura fallu plusieurs dizaines de minutes de patience, à plat ventre, dans l’herbe humide, par une température de 6,7°C et une humidité de 85 %, avant de pouvoir observer le Sminthurus viridis de la photo, déployer ses vésicules extensibles. Quelle fonction a le passage des vésicules extensibles sur le corps du collembole? Chez le symphypléone Sminthurus viridis, celles-ci sont longues. D’autres symphypléones, et notamment Dicyrtomina saundersi et ornata possèdent également ce type d’appendices. Les faits observés sur le terrain, nous montrent que les vésicules extensibles de Dicyrtomina sont particulièrement collantes. Et il lui arrive de les utiliser pour cette particularité. Pour le moment, je n’ai toujours pas observé cette action chez Sminthurus viridis. Evidemment, cela ne veut pas dire que cette phase comportementale n’existe pas chez cette espèce. J’indique uniquement que jusqu’à présent, lors de mes observations concernant la projection des vésicules extensibles, je n’ai pas constaté ce phénomène de « collage » sur un substrat quelconque. Par contre, tous ces symphypléones passent les appendices étirables sur leur corps.

Il convient également de préciser que Dicyrtomina saundersi/ornata et Sminthurus viridis vivent dans des milieux différents, même si il arrive parfois que ces collemboles se croisent dans certaines circonstances, comme je l’ai déjà notifié. Dicyrtomina vit dans les tapis de feuilles d’octobre à mai suivant les années, et Sminthurus viridis sur les milieux herbeux quasiment toute l’année. 

Quelle est la nature de la substance « collante » recouvrant ces appendices extensibles ? Quelle est la ou les fonctions du passage des vésicules extensibles sur le corps des animaux ?

Évacuons tout de suite la première question. En effet, je n’ai trouvé aucune information sur le sujet. En revanche, pour la deuxième interrogation, je pense que les vésicules extensibles doivent servir, lors du comportement de « passage sur le corps », pour la récupération de l’eau retenue sur la pilosité du collembole. A mon avis, ce dispositif s’inscrit dans les processus d’osmorégulation. En effet, ce comportement d’apport en eau doit participer, dans une certaine mesure, au maintien de l’osmolarité du milieu intérieur. Avec Sminthurus viridis, nous sommes dans le cadre d’une osmorégulation en milieu terrestre. En été, ce collembole s’observe sur les brins d’herbe en pleine chaleur, et en automne, dans des milieux humides. Il est donc soumis à une déshydratation plus où moins importante suivant les conditions climatiques des saisons. Quelles sont les autres sources d’eau dont il peut disposer ? L’eau de « boisson » (rosée, pluie…), celle qu’il trouve dans sa nourriture (par exemple, racler la surface d’une feuille de trèfle), l’eau de l’atmosphère (lorsqu’elle est suffisamment importante), absorbée par les deux entrées des trachées aériennes, et rajoutons, l’eau récupérée par les vésicules extensibles. Il y a aussi la réabsorption et le stockage effectués par certaines parties du corps, mais je n’en parlerai pas, car je ne suis pas compétant pour le faire. En conclusion, je dirai simplement que la probabilité de l’absorption d’eau, par les appendices extensibles projetés du tube ventral, est tout à fait plausible.

Sminthurus viridis (TV) 20XII16204

 

( 21 décembre, 2016 )

Collembola-Dicyrtomina saundersi/ornata-spermatophore de décembre.

Le Noisetier commun Corylus avellana possède des feuilles cordiformes. Lorsque ces grandes feuilles tombent au pied de l’arbuste, elles forment des substrats de choix pour plusieurs espèces de collemboles. En plus, quand on a la chance que la température et l’humidité soient favorables à ces arthropodes, tout est réuni pour de bonnes observations. Ce fut le cas le 12 décembre 2016. Les espèces présentes sur cette station étaient : Dicyrtomina ornata, Dicyrtomina saundersi, Sminthurus viridis, Sminthurinus elegans, Isotomurus palustris, Isotomurus plumosus et Ceratophysella bengtssoni. La présence de Sminthurus viridis sur ces feuilles n’est pas du tout étonnante. Celles-ci sont également tombées sur une station de cette espèce. Le symphypléone quitte ses feuilles de trèfles, et profite de ce phénomène automnal pour se nourrir. C’est en soulevant ou en dépliant ces larges feuilles, que j’ai découvert plus d’une dizaine de Dicyrtomidae. Les Dicyrtomidae pouvaient être observés principalement sur la surface inférieure des feuilles. Il fallait donc retourner les feuilles pour les trouver. Cette manipulation ne provoquait pas forcément la débandade chez les collemboles. J’ai eu deux types de comportements. Après le changement d’environnement, soit le Dicyrtomina s’immobilise un moment et reprend ses activités, soit il se dirige rapidement vers un endroit sombre. Et parmi eux, il y avait plusieurs Dicyrtomina saundersi. Alors que je suivais les déplacements d’une femelle, j’aperçus à quelques millimètres d’elle un magnifique spermatophore. Après vérification, c’était bien un spermatophore correspondant à cette espèce. Allait-elle le récupérer ? Après être resté quelques instants immobiles, Dicyrtomina s’éloigne lentement du spermatophore. Puis, elle fait brusquement demi-tour et revient vers celui-ci. Le collembole passe devant ou dessus, je ne sais pas, car à ce moment là, j’étais en train d’essayer d’améliorer la mise au point. La prochaine fois, soit je garde le réglage initial sur le spermatophore, en espérant une bonne photo, soit j’abandonne la possibilité de faire des images, pour observer directement le comportement à travers le macroscope! Dicyrtomina ornata et Dicyrtomina saundersi sont deux espèces de symphypléones proches l’une de l’autre. Les spermatophores sont identiques. Alors, comment les femelles des deux espèces, font elles pour reconnaître les spermatophores ? Et si finalement, Dicyrtomina ornata et Dicyrtomina saundersi n’étaient qu’une seule espèce ? Le doute que ces symphypléones soient des espèces différentes est corroboré par les écrits de Steve P. Hopkin, dans son excellent livre, A Key to the Collembola (Springtails) of Britain and Ireland. Steve P. Hopkin nous indique que pour lui, ces deux « espèces », du fait de leurs caractéristiques morphologiques identiques, en dehors bien évidemment de la tâche différente portée par les collemboles à l’arrière de l’abdomen, représenteraient une seule et même espèce. Même si, des recherches en biologie moléculaire supposeraient  qu’en Grande Bretagne et en Irlande, Dicyrtomina ornata et Dicyrtomina saundersi soient des espèces séparées. Sur mes station, (ouest de la France) les deux Dicyrtomina apparaissent à la même période et sur les mêmes milieux. En ajoutant à ces deux éléments, leur proximité morphologique, la question de savoir si nous avons à faire, dans certains endroits, à la même espèce, est clairement posée. Il est aussi intéressant de noter, que d’une année sur l’autre, les « types saundersi » peuvent être plus nombreux que les « types ornata » et vis versa.

D. saundersi-spermatophore 12XII16Milieu 12XII16121

( 17 décembre, 2016 )

Collembole Sminthurus viridis.

Collembole symphypléone Sminthurus viridis en toilettage.

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( 13 décembre, 2016 )

Spectacle lunaire.

Merveilleux spectacle lunaire, le 9 décembre 2016.

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( 10 décembre, 2016 )

Sminthurus viridis-contacts antennaires.

Voici le déroulement de plusieurs contacts antennaires observés entre 15h06 et 15h10, le 22 novembre 2016. Clairement, les antennes sont les organes sensoriels les plus importants pour les Sminthurus viridis. Je ne me lancerai pas dans des interprétations de ce comportement, car comme le disait Stephen Jay Gould: »les faits observés en eux-mêmes ne peuvent dire plus que ce qu’ils sont…donner immédiatement des interprétations générales conduit à des discours ennuyeux et tendancieux ».

Matos 13XI16118Milieu 13XI1633S. viridis-contact antennaire ABCDES. viridis-contact antennaire FGHIJS. viridis-contact antennaire KLMNOS. viridis-contact antennaire PQRST

( 8 décembre, 2016 )

Lever de soleil sur la campagne 2.

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( 8 décembre, 2016 )

Lever de soleil sur la campagne 1.

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( 2 décembre, 2016 )

Collembole Sminthurus viridis de décembre.

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